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Les Archives municipales de Nantes

Les Archives municipales de Nantes ont sélectionné ces documents dans leur fonds 14-18. Elles conservent une collection unique composée de 215 rapports de fonctionnement rédigés par les directeurs et directrices des 44 écoles publiques nantaises primaires et maternelles entre 1915 et 1919. Répondant à la commande conjointe du maire de Nantes, Paul Bellamy et de l’Inspecteur primaire Eugène Aubisse, ces rapports largement illustrés de photographies, dessins d’enfants et devoirs, nous révèlent le quotidien d’une ville de l’arrière. Ce corpus nous présente l’engagement patriotique demandé aux écoliers, leur participation aux souscriptions, aux œuvres de guerre, mais aussi les leçons données en classe répondant à l’injonction du ministère de l’Instruction Publique de placer la guerre au cœur de chaque enseignement. L’ultime objectif est bien évidemment de développer chez ces jeunes citoyens l’amour de la patrie, le sens du devoir patriotique et la haine de l’ennemi menaçant la civilisation.

Cet ensemble fait actuellement l’objet de l’exposition ayant reçu le Label "Centenaire" « A l’école de la guerre » qui est présentée au château des Ducs de Bretagne à Nantes jusqu’au 20 avril 2014.

À noter : Les citations intégrées aux légendes des différents documents sont toutes extraites de ces rapports.
 

Photographies de soldats dans la cour d’école, 1914.

Photographies de soldats dans la cour d’école, 1914. Dès l’annonce de la mobilisation, la municipalité met l’ensemble des propriétés communales à la disposition des autorités militaires, en application du «tableau des cantonnements des différents corps et services de la garnison » dressé dès 1911. Treize écoles sont ainsi réquisitionnées et aussitôt occupées par les troupes, y compris par des celles en provenance des régions envahies. Nous voyons sur ces trois photos une partie des gendarmes repoussés par l’invasion des départements de Meurthe-et-Moselle, Meuse et Ardennes qui arrivent à Nantes à cheval et à bicyclette et se cantonnent dans l’école de garçons du boulevard de la Fraternité. Si le 1er octobre 1914 la rentrée peut se faire presque normalement dans toutes les écoles, un petit nombre reste toutefois occupé plus longtemps. Cote 1R15.

© Archives municipales de Nantes

« Réfugiés à l’entrée de l’école », 1914. Les premiers réfugiés, 2500 Italiens, familles d’ouvriers métallurgistes et mineurs en provenance des centres industriels du Nord et de l’Est de la France en partance vers Modane, arrivent à Nantes dès le 5 août 1914, après trois jours de voyage dans des wagons à charbon découverts. À partir du 26 août, la ville commence à recevoir les réfugiés belges et des populations du Nord de la France. Ils sont accueillis dans les 8 centres préparés par la municipalité dont les écoles Emile Péhant, Evariste Luminais, rue Noire et le lycée de jeunes filles.
Un comité de secours aux réfugiés est alors constitué entre la ville et la préfecture ; au 21 novembre 1919 il aura secouru plus de 30 000 personnes. Les derniers réfugiés, au printemps 1918, suite aux offensives allemandes et au bombardement de Paris par la « grosse Bertha », sont des familles parisiennes. Cote 1R21.

© Archives municipales de Nantes

Photographies de l’école de la rue Noire, 1918-1919. Pour faire face à l’absence d’une partie des instituteurs mobilisés, l’administration pourvoit à leur remplacement de plusieurs manières : les directeurs et directrices déchargés de classe reprennent une classe ; le nombre de classes est réduit ; des classes sont aussi confiées à des maîtres réfugiés de Belgique et des départements envahis ; enfin, les normaliennes et les intérimaires complètent le personnel. Les rapports de l’inspecteur primaire nous montrent l’importante féminisation de l’enseignement. Ainsi, pour l’année scolaire 1916-1917, on compte 194 institutrices en poste pour 53 instituteurs. Les institutrices exercent aussi désormais dans les écoles de garçons et se voient d’abord confier les classes enfantines. Cote 1R19.

© Archives municipales de Nantes

Fillettes faisant de la charpie dans une classe installée dans le logement de la directrice, 1914-1915. L’occupation des écoles par les militaires oblige les directeurs et directrices à cohabiter. Il faut trouver des locaux pour aménager des classes et les logements de fonction des enseignants se transforment très souvent en salles de classe. Mais quand la place manque, les enfants rejoignent temporairement une autre école et n’ont alors cours que le matin ou l’après-midi. Cote 1R15.

© Archives municipales de Nantes

« Distribution des cartes de pain à l’école de filles Bd de la Colinière », 1918-1919. Redoutant l’inflation des prix des denrées de première nécessité, la municipalité prend des mesures dès le 5 août 1914 : taxes et achat de stocks de farine, de sel, d’œufs… et création d’une commission contre la vie chère. La première mesure de rationnement est mise en place le 10 février 1917 avec la création de la carte de sucre pour tout le département de la Loire-Inférieure. Quelques mois plus tard, le 29 novembre, le carnet de famille est instauré à l’échelle nationale. Pour établir et distribuer ces cartes dans un délai très court, la municipalité a recours au personnel enseignant. Ainsi, du 1er au  8 février 1917, 53 004 cartes sont distribuées dans les écoles. Quand le pain doit à son tour faire l’objet d’un contrôle de la part des autorités, le maire de Nantes préfère faire appel au civisme des habitants et leur demande l’auto-rationnement ; mais la carte de pain devient obligatoire le 1er mai 1918 et Paul Bellamy doit s’y plier. Cote 1R20.

© Archives municipales de Nantes

« La salle de couture », 1917-1918. « Les heures de travail manuel ont été augmentées. Les grandes élèves tricotaient de 14h45 à 16h. Pendant que les grandes maniaient les aiguilles, les petites faisaient de la charpie de laine et de toile ». Soutien de leur mère, s’occupant fréquemment des frères et sœurs, au détriment de leur scolarité, les plus âgées des élèves prennent part de façon prépondérante à l’effort de guerre. Sachant qu’elles n’iront jamais au combat, l’école leur demande de s’investir d’autant plus à l’arrière. Une partie de leur journée de classe est consacrée aux œuvres de guerre, elles cousent, tricotent pour les soldats mais aussi pour les populations éprouvées des réfugiés ou des zones de combat. Cote 1R18.

© Archives municipales de Nantes

Groupe de vendeuses et de vendeurs. Durant toute la guerre, les écoles prennent part à plus de 25 journées patriotiques, entre la Journée du 75 (œuvre du soldat au front) le 28 février 1915 et la Journée des Régions libérées le 12 octobre 1919. « Nos élèves ont déployé un zèle des plus méritoires au service des différentes journées organisées dans notre ville. Ce furent d’une part les ventes d’insignes dans les rues. (…) Mais où le zèle se fait d’avantage apprécier c’est quand il s’agit d’une journée de quête. Que ce soit pour l’Orphelinat des armées, pour la Journée du Poilu, pour la Journée serbe, le nom n’y fait rien. C’est toujours le même entrain. Et pourtant nul ne peut savoir quelle fatigue en résulte s’il n’a fait qu’une journée. Ce panier coquet, ce tronc qui pèse si peu c’est gentil. Au bout de quelques heures, si le panier ne se dégarnit pas vite, il semble lourd, d’autant plus lourd que le tronc reste plus léger. » Cote 1R21.

© Archives municipales de Nantes

Exercices de calcul sur l’emprunt. Devoirs donnés lors de « la Semaine de l’Emprunt », 1917-1918. Le premier emprunt national est lancé le 16 novembre 1915 à grand renfort de publicité. En petits citoyens, les enfants sont eux aussi impliqués et participent dans leur école à « la Semaine de l’Emprunt » initiée par le ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-arts qui fournit un programme détaillé de lectures, dictées, compositions. Tous ces exercices ont pour but d’encourager la participation de tous à la souscription. Cote 1R18

© Archives municipales de Nantes

Dictée « Souscrivez ! ». Devoirs donnés lors de « la Semaine de l’Emprunt », 1917-1918. « La semaine de l’Emprunt s’est ouverte le 10 décembre 1917. Selon la circulaire de M. le Ministre, en date du 2 novembre dernier, nous avons utilisé, en vue de la propagande, tous les exercices scolaires, de telle sorte que l’effort patriotique constitue aussi un effort pédagogique. » Dictée, écriture, calcul,… Lors de « la semaine de l’Emprunt », tous les exercices scolaires se rapportent à cette cause nationale. Cote 1R18.

© Archives municipales de Nantes

« Les écoliers de France attendent les écoliers d’Alsace, 1917-1918. Le 1er mars 1918, à l’occasion du 47e anniversaire de la protestation des députés d’Alsace-Lorraine contre l’annexion de 1871, une journée entière est consacrée à l’étude de ces deux départements. Le discours du député du Haut-Rhin est présenté, commenté, et dans certaines classes fait également l’objet d’une dictée. Des brochures intitulées « Comment l’Alsace et la Lorraine ont protesté » envoyées par le ministère de l’Instruction Publique sont lues dans les classes. Le thème majeur de la propagande patriotique : le retour des provinces perdues est ici parfaitement illustré par l’élève : le soldat à l’arrière-plan déplace la frontière, permettant aux enfants alsaciens de rejoindre leurs compatriotes. Cote 1R18.

© Archives municipales de Nantes

« La guerre et l’imagination des écoliers. Inventions artistiques ». Les enfants des classes maternelles ne sont pas plus isolés du contexte national que leurs aînés. La guerre est pour eux aussi sujet de devoirs, de chants, d’exercices. Même lors des séances consacrées aux dessins libres les élèves des petites classes restent dans la représentation des images de la guerre attestant l’omniprésence du conflit dans tous les esprits. Cote 1R21.

© Archives municipales de Nantes

Dessin « Fraternité », 1915-1916. En 1915, le ministre de l’Instruction et des Beaux-arts Albert Sarrault définit l’école comme « le centre moral de la Patrie ». La leçon de morale quotidienne s’appuie sur la lecture des communiqués officiels et des citations à l’ordre militaire parus dans la presse locale. Les maîtres la rendent ainsi plus vivante, plus concrète aux yeux des enfants, répondant à leur mission de sensibilisation patriotique des plus jeunes qui relaieront ces messages auprès de leurs familles. Ces lectures sont parfois prétextes à la réalisation de dessins, illustrant la bravoure, le mérite des soldats. Cote 1R16.

© Archives municipales de Nantes

« La leçon de tir à l’école ». Le jeudi, jour de vacance scolaire, les garçons peuvent s’entraîner au tir. Les fusils utilisés par les  sociétés de tir installées au sein de dix-huit écoles nantaises ont été distribués à la suppression des bataillons scolaires en 1889. Ils copiaient  les modèles utilisés par l’armée, tels les fusils Gras ou Lebel. La difficulté d’approvisionnement en munitions et la mobilisation de la plupart des membres de ces sociétés de tir ont eu pour conséquence la fermeture de plusieurs d’entre elles. Malgré l’espoir général d’une issue rapide et victorieuse du conflit, la préparation idéologique et physique des futurs soldats est mise en place dans l’enceinte de l’école publique. Cote 1R21.

© Archives municipales de Nantes

«Les canards», 1917-1918. Les leçons de gymnastique sont également prétextes à la préparation militaire des jeunes garçons au sein même de l’école. Ainsi cet exercice de marche accroupie photographié dans la cour de l’école reprend un jeu proposé dans le Guide pratique d’éducation physique de  Joinville-le-Pont où il est présenté ainsi : « ce jeu trouvera son application dans certaines tranchées ou boyaux de faible profondeur où il est nécessaire de voir tout en se déplaçant et sans être vu ». Cote 1R19.

© Archives municipales de Nantes

Devoir illustré « Un petit héros de douze ans », 1916-1917. Archétype de l’innocente victime, l’enfant est souvent présenté comme la cible des exactions allemandes. Brute sanguinaire, l’Allemand leur couperait les mains et les conserverait avec lui en guise de trophées ! Récurrent dans la presse illustrée et la carte postale, le mythe des « mains coupées » était connu des élèves, comme en témoignent les rapports des enseignants. La figure de l’enfant-héros se forge à partir de quelques exemples d’adolescents au destin mémorable. Qu’ils aient résisté à l’occupant dans les territoires envahis ou suivi les troupes jusqu’au front, ils deviennent les modèles des enfants qui reprennent ces thèmes dans des rédactions dirigées. Cote 1R17

© Archives municipales de Nantes

« Bombardement de Paris (Reuilly, 1918) par les Gothas ». De nombreuses familles habitant le Nord du pays, Paris et la Belgique fuient les combats et les bombardements. Les enfants déplacés sont pris en charge par les écoles publiques. Ainsi parviennent aux oreilles de leurs camarades nantais les récits des violences de la guerre. Réfugiée parisienne, devenue bègue à la suite des bombardements, Marcelle Goupilleau exprime son traumatisme dans ce dessin. Ses personnages semblent pris de panique, une femme ensanglantée gît à terre, une fillette affolée s’enfuit. Le seul élément de couleur est le rouge des flammes, du sang et des bombes. Cote 1R20.

© Archives municipales de Nantes

Dessin d’une scène de combat aérien, 1918-1919. Dans les écoles de garçons, l’actualité des combats et les techniques militaires sont étudiées, et les photographies du front constituent des supports de cours. Les enfants ont une bonne connaissance des armes ; ils représentent de manière assez réaliste le canon de 75, magnifié par le haut commandement. Leurs dessins témoignent des évolutions de la guerre moderne. Ainsi l’aviation, cantonnée au début de la guerre à relayer les nouvelles du front à l’état-major, s’équipe progressivement de mitrailleuses. Ce dessin s’inspire largement d’une carte postale intitulée « Un épisode de la chasse aux Tauben aux environs de Paris » dont la diffusion est attestée à Nantes en 1915 par un procès-verbal de saisie de police. Les forces de l’ordre étant en effet chargées de confisquer auprès des marchands de journaux, les cartes ou gravures représentant du matériel de guerre français. Cote 1R19.

© Archives municipales de Nantes

« Morts pour la Patrie », 1917-1918. Lorsqu’ils ne sont pas touchés déjà eux-mêmes par le deuil, les enfants doivent également partager le deuil national. A l’école, les décès intervenus dans les familles des élèves ou dans le corps enseignant sont commentés. Les écoliers réalisent même des « tableaux de morts » qui dressent la liste des soldats tombés au combat. Parmi ceux-ci, on reconnait parfois un ancien élève ou un instituteur. L’élève le décore ici de la croix de guerre créée en 1915 et de rameaux d’olivier symbolisant la victoire. La  présentation soignée de ces devoirs ne peut occulter la violence de l’exercice. Cote 1R18.

© Archives municipales de Nantes

Rédaction « Une tombe de soldat », 1918-1919. Chaque année, la cérémonie de la Toussaint, organisée par la municipalité au cimetière de la Bouteillerie, constitue le point d’orgue de la célébration des disparus. Véritable expression de l’union sacrée, elle unit les écoliers des institutions publiques, venus déposer des gerbes sur les tombes, aux anciens combattants. Cette rédaction montre quelles attentes pesaient sur les enfants lors de leurs visites au cimetière de la Bouteillerie : ils doivent éprouver du respect et de la fierté pour les poilus, se montrer dignes d’eux et poursuivre leur œuvre. Cote 1R20.

© Archives municipales de Nantes

« Salut aux mutilés », 1916-1917. Durant les quatre années de conflit, plus de 130 000 blessés sont soignés dans les hôpitaux militaires nantais. Les enfants côtoient des invalides de guerre dans la rue, en allant à l’école, ou au sein même de celle-ci. Ils sont profondément respectés ; le salut aux blessés est d’ailleurs recommandé par une circulaire du recteur dès 1914. « Chaque mercredi de 4 h à 4 h30 quelques élèves de la 1re classe, choisies parmi les plus sages et les plus studieuses, ont été admises chez Mme Buffet à l’heure à laquelle une collation était offerte aux grands blessés. Elles chantaient quelques chants patriotiques appris en classe ou récitaient quelques poésies. Les soldats étaient heureux de les entendre ». Cote 1R17.

© Archives municipales de Nantes

« Départ de soldats pour le front », 1914-1915. L’élève représente un thème largement repris dans la propagande patriotique de l’époque : le ralliement aux troupes de jeunes garçons volontaires pour combattre l’ennemi. « Récit d’un combat », 1914-1915. A travers les photographies et les gravures montrées par leurs enseignants, les élèves découvrent en classe la cruauté des combats. Pourtant, lorsqu’eux-mêmes représentent le front, c’est assez peu la violence qu’ils choisissent de montrer. Ils expriment plutôt leur fascination pour l’armement lourd et les innovations technologiques. C’est ici l’un des rares dessins sélectionné par les directeurs illustrant une charge de l’infanterie. Cote 1R15.

© Archives municipales de Nantes

Première page du rapport de l’année 1918-1919 de l’école de la rue Prairie d’Aval. Les rapports des directeurs et directrices des écoles nantaises sont assez hétérogènes dans leurs compositions. Si certains ne présentent qu’au moyen de deux ou trois pages les données chiffrées des inscriptions, effectifs des cantines et quelques mentions succinctes quant au suivi des programmes scolaires, d’autres s’investissent dans la présentation précise du conflit année après année, illustrant leurs propos de photographies, de comptage précis des contributions aux diverses œuvres de guerre, d’exemples de devoirs, de dessins… Cote 1R20.

© Archives municipales de Nantes

« La musique des nègres », 1918-1919. Après trois années de conflit, l’arrivée des Américains à Nantes en juillet 1917 est accueillie avec un grand enthousiasme. Choisie pour son emplacement et son port, la ville devient une base américaine. Les enfants rencontrent les soldats américains dans les rues de Nantes et dessinent des scènes jusqu’ici inédites : distributions de chewing-gums, fanfares composées de soldats noirs… Le jazz fait son entrée en Europe à cette occasion et le 12 février 1918, pour célébrer le centenaire de la naissance d’Abraham Lincoln, un concert de jazz, le premier en Europe, est donné au théâtre Graslin. Une véritable ovation est alors réservée par le public nantais à la fanfare du New York Infantry Band, intégrée au 369e régiment d’infanterie US et dirigée par James Reese, plus connu sous le nom de Jim Europe. Cote 1R20.

© Archives municipales de Nantes

« L’armistice à Nantes », 1918-1919. « Tout aussitôt et comme par enchantement, les fenêtres se garnirent de drapeaux français et alliés, et les rues prirent un air de fête, les chantiers et les magasins donnèrent congé pour l’après-midi à leurs ouvriers et employés. De bonne heure, les rues du centre de la ville se remplirent d’une foule en délire, lançant à tous les échos les refrains patriotiques ». Les écoles ne pourront célébrer cet épisode immédiatement, l’épidémie de grippe espagnole ayant provoqué la fermeture des établissements. Les élèves devront attendre l’été 1919 et la signature du traité de paix pour fêter pleinement la fin de la guerre.

© Archives municipales de Nantes

« La kermesse au parc de Procé », 1919. Depuis 1915, la fin de l’année scolaire était uniquement célébrée dans chaque école par une cérémonie dite de clôture des travaux scolaires. Des chants patriotiques étaient présentés et un discours du responsable de l’établissement faisait le bilan de cette nouvelle année de conflit. Le 14 juillet 1919, la fête nationale retrouve enfin son caractère festif. Après une matinée consacrée aux cérémonies militaires, toute la ville s’anime : des spectacles sont proposés au théâtre Graslin, des bals et des concerts dans les quartiers, une fête nautique sur l’Erdre... Au parc de Procé, une kermesse est organisée par la société de bienfaisance des écoles laïques, à laquelle les écoles de filles participent par la vente de fleurs, de gâteaux et de jouets. Afin d’associer davantage les enfants à ces célébrations, la municipalité convie toutes les écoles publiques à un grand rassemblement au Petit-Port, pour fêter la fin d’année scolaire le 30 juillet 1919. De nombreuses attractions sont proposées aux milliers d’élèves (jeux sportifs, théâtre, cirque, concerts). Pour les enfants, ces réjouissances marquent véritablement la fin de la guerre, et le retour à une certaine insouciance. Cote 1R20.

© Archives municipales de Nantes
  • Photographies de soldats dans la cour d’école, 1914.
  • « Réfugiés à l’entrée de l’école », 1914.
  • Photographies de l’école de la rue Noire, 1918-1919.
  • Fillettes faisant de la charpie dans une classe installée dans le logement de la directrice, 1914-1915.
  • « Distribution des cartes de pain à l’école de filles Bd de la Colinière », 1918-1919.
  • « La salle de couture », 1917-1918.
  • Groupe de vendeuses et de vendeurs.
  • Exercices de calcul sur l’emprunt. Devoirs donnés lors de « la Semaine de l’Emprunt », 1917-1918.
  • Dictée « Souscrivez ! ». Devoirs donnés lors de « la Semaine de l’Emprunt », 1917-1918.
  • « Les écoliers de France attendent les écoliers d’Alsace, 1917-1918.
  • « La guerre et l’imagination des écoliers. Inventions artistiques ».
  • Dessin « Fraternité », 1915-1916.
  • « La leçon de tir à l’école ».
  • «Les canards», 1917-1918.
  • Devoir illustré « Un petit héros de douze ans », 1916-1917.
  • « Bombardement de Paris (Reuilly, 1918) par les Gothas ».
  • Dessin d’une scène de combat aérien, 1918-1919.
  • « Morts pour la Patrie », 1917-1918.
  • Rédaction « Une tombe de soldat », 1918-1919.
  • « Salut aux mutilés », 1916-1917.
  • « Départ de soldats pour le front », 1914-1915.
  • Première page du rapport de l’année 1918-1919 de l’école de la rue Prairie d’Aval.
  • « La musique des nègres », 1918-1919.
  • « L’armistice à Nantes », 1918-1919.
  • « La kermesse au parc de Procé », 1919.
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sources
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