Autour de la Grande Guerre > Expositions > Exposition "Mémoire de pierre de la Grande Guerre"

Exposition "Mémoire de pierre de la Grande Guerre"

© D.R.
Image locale (image propre et limitée à l'article, invisible en médiathèque)

Du 6 novembre 2018 au 26 avril 2019, les Archives Bordeaux Métropole présentent une exposition consaxrée aux monuments aux morts de Bordeaux et de sa région. 

Dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre et de la restauration par la Ville de Bordeaux de son monument aux morts, les Archives Bordeaux Métropole portent un regard sur les monuments érigés pour honorer la mémoire des soldats morts pour la France. Le 25 octobre 1919, la loi sur « la commémoration et la glorification des morts de la Grande Guerre » affirme la reconnaissance nationale des soldats tombés au combat. C’est aussi l’encouragement par l’Etat de construire un monument. Cette décision repose donc sur la volonté de chaque commune de perpétuer le souvenir de leurs enfants « Morts pour la France », statut défini par la loi du 2 juillet 1915.

L’exposition se penche sur le cas bordelais. Au lendemain de la guerre, la ville comptabilise 9000 morts. Des cérémonies s’organisent, dès les années de guerre, devant les deux monuments érigés en mémoire de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, sur la place Magenta (aujourd’hui de la République) et dans le cimetière de la Chartreuse lors des fêtes de la Toussaint en novembre.

Dès 1919, plusieurs monuments sont conçus à l’initiative d’associations amicales ou de comités, dans les lycées, les églises, les casernes, les magasins... Paul Landowski réalise en 1921 un tombeau à la faculté de médecine ; la même année est inauguré le mémorial des employés communaux, au coeur de l’Hôtel de Ville, dessiné par Cyprien Alfred-Duprat. En 1922, le maire Fernand Philippart décide de doter la ville d’un monument à la hauteur de l’hécatombe. Est alors organisé un concours aux propositions très variées, des plus sévères aux plus inventives qui restent sans suite. Adrien Marquet, élu maire en 1925 confie un nouveau projet à l’architecte de la Ville, Jacques d’Welles. Le monument, qui se veut un mémorial du souvenir, simple, moderne et sans superflus, voit le jour place du XI novembre en 1929.

Les communes de l’actuelle métropole décident également d’ériger leur monument aux morts. Des comités sont créés pour organiser l’opération et lancer des souscriptions. Mais l’édification d’un monument coûte cher. Aussi, certaines choisissent des modèles simples et peu coûteux, produits souvent en série. D’autres se dotent en revanche d’un projet artistique plus réfléchi. Les créations revêtent des formes très diverses, de la simple plaque commémorative à la colonne, au mur, au monument. Un ensemble de photographies réalisées cette année par les Archives Bordeaux Métropole offre un panorama actuel des 28 monuments de la métropole (en y incluant l’ancienne commune de Caudéran). L’exposition revient sur l’histoire de ces édifices passant aujourd’hui bien souvent inaperçus dans le paysage urbain. Traités pourtant comme de véritables oeuvres d’art, ils témoignent d’une histoire héroïque et tragique à la fois, collective et intime.

Le regard contemporain d'Emmanuel Aragon

L’artiste plasticien Emmanuel Aragon propose un contrepoint contemporain. Avec l'écriture manuscrite pour principal matériau, il présente ici un ensemble d'oeuvres existantes ou créées spécialement, faisant écho au sujet abordé dans l’exposition et aux documents d'archives. Il s’efforce de répondre à ces questions ontologiques : comment les mots dans leur infinie multiplicité de sens portent des expériences profondément individuelles ? Comment y sont toujours étroitement mêlées les dimensions d'individu et de communauté ?

421 photos d'archives de Bordeaux en libre accès

Parallèlement les Archives Bordeaux Métropole mettent en accès libre sur leur site le fonds photographique de la Grande Guerre de la Ville de Bordeaux : 421 clichés de Bordeaux et la région pendant la guerre 1914-1918. On y découvre les forces militaires et l’organisation française, la vie quotidienne à l’arrière, les troupes coloniales cantonnées sur les rives de la Garonne, les hôpitaux militaires provisoires, le gouvernement replié en 1914 à Bordeaux, le départ et le retour des troupes. Sans oublier Bordeaux après la guerre : les réceptions d'adieu aux Américains, le retour du front, les cérémonies et décorations. Elles ont été commandées, pour la plupart, par la Ville à Lucien Gourdin, photographe attitré du journal La Petite Gironde de 1905 à 1930 mais aussi à Henri Le Maillot, à Jean Séréni, aux frères Fernand et Rémy Panajou et à Louis Meurisse.
Consultation en ligne sur archives.bordeaux-metropole.fr/

Des ateliers pédagogiques

Dans le cadre du Comité du Centenaire, les Archives Bordeaux Métropole proposent aux classes venant visiter l’exposition "Mémoire de pierre de la Grande Guerre, les monuments aux morts de Bordeaux et de la Métropole" deux ateliers pédagogiques, en partenariat avec l'ONAC et l'association Philosphères. Pour en savoir plus, cliquez ici

Informations pratiques

Exposition du 6 novembre 2018 au 26 avril 2019
Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 17h / Entrée libre et gratuite
Parvis des Archives
33100 Bordeaux Bastide
> En savoir plus