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Le Front de l'Est et l'effondrement des empires continentaux - retour sur la conférence de Minsk

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Dans le cadre du Centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, une conférence sur le Front d'Orient a été organisée le 12 décembre 2018 à Minsk par l’Ambassade de France en Biélorussie et la faculté d’histoire de l’Université d’Etat de Biélorussie.

La question posée aux trois intervenants était celle de la signification historique du Front de l’Est : en quoi la Première Guerre mondiale a-t-elle été décisive dans le destin des empires continentaux (en particulière l’Empire de Russie) et des peuples qui les composaient ? 

C’est autour de ce thème des histoires nationales dans un contexte de remise en question généralisée des équilibres géopolitiques antérieurs, que se sont concentrées les interventions lors de la conférence du 12 décembre 2018, à Minsk, en Biélorussie. Trois historiens français, russe et biélorusse, chacun spécialiste de ces questions et reconnu par la communauté scientifique internationale, ont apporté un éclairage sur cette histoire partagée à partir de leur point de vue particulier.

M. Frédéric Guelton, membre du conseil scientifique de la Mission du Centenaire, a notamment évoqué les raisons et le sort d’une alliance franco-russe qui se dissout après 1917 dans les contrecoups de l’arrivée des bolcheviks au pouvoir.

Les conséquences locales de l’effondrement de l’Empire de Russie furent ensuite présentées par Viatcheslav Menkovsky, de l’Université d’Etat de Biélorussie, qui est revenu en détail sur les conditions militaires et diplomatiques de l’instauration du premier Etat biélorusse.

Les peuples d’Europe orientale se sont dotés à l’époque d’une conscience nationale et des outils de leur libération étatique en s’affirmant face aux empires déclinants. Cette problématique fut abordée par Olga Aganson, de l’Université d’Etat de Moscou, à propos de la région des Balkans, territoire central impacté par la disparition quasi simultanée de trois empires (russe, austro-hongrois et ottoman). 

La teneur des débats et l’intérêt suscité par les interventions des historiens sur des problématiquesr ailleurs largement politisées, a incité les organisateurs à poursuivre le projet par la publication prochaine des actes de la conférence.