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Colloque "De l'Armistice au Traité de Lausanne (1918-1923) : l’état des sources"

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Les 4 et 5 décembre, un colloque international est organisé par le centre des Archives diplomatiques et le Musée de l’Armée en marge de l'exposition "A l'Est, la guerre sans fin". Ambition : révéler aux chercheurs la richesse de sources méconnues, parfois fragilisées par une histoire mouvementée et posant encore question.

Les archives des Affaires étrangères issues du règlement de la Première Guerre mondiale n’ont pas été épargnées par la Seconde. Document emblématique, objet de la vindicte d’Hitler, l’original du traité de Versailles (28 juin 1919) dont la France était le dépositaire officiel, pourtant mis à l’abri au château de Rochecotte près de Tours, fut dérobé, avec le traité de Saint-Germain, par une délégation conduite par Otto Abetz et disparut, sans doute après avoir été exposé à Berlin.

Les archives de la Conférence de la paix, ouverte au Quai d’Orsay le 18 janvier 1919 et qui poursuivit ses travaux au-delà de la signature des traités de Versailles, Trianon, Saint-Germain-en-Laye et Sèvres, ont aussi, dans leur ensemble, subi de graves dommages après avoir été emportées par les nazis, des dommages que la direction des Archives des Affaires étrangères a entrepris de réparer en lançant une campagne de classement et de restauration (523 cartons répartis en cinq séries, de 1918 à 1930, comprenant des rapports, correspondances, imprimés et cartes). Ces archives viennent compléter les traités, les cartes et atlas, qui constituent des documents essentiels pour comprendre la redéfinition des frontières de l’Europe à l’issue de la Grande Guerre.

Il convenait, par ailleurs, d’attirer l’attention sur un certain nombre de collections d’origine privée que le caractère incomplet de leurs inventaires avait empêché de communiquer aux chercheurs. La commémoration du Centenaire a incité à classer et à inventorier les fonds de la guerre et de ses suites qui ne le sont pas encore : archives de Gabriel Puaux, ministre de France, en Lituanie, Roumanie et Autriche, puis haut-commissaire de la République en Syrie et au Liban au Liban (1938), d’Henri Ponsot, haut commissaire de France au Levant (1926-1933), d’Emile Piat, chargé du service d’assistance et de surveillance des troupes musulmanes en France (1914) etc.

Placé sous l’angle patrimonial, le colloque international des 4 et 5 décembre à La Courneuve et au Musée de l'Armée a pour ambition de révéler aux chercheurs la richesse de sources méconnues, parfois fragilisées par une histoire mouvementée et posant encore question (que sont devenus les traités dérobés ?). Organisé à l’occasion du centenaire de la fin de la Grande Guerre, en marge de l’exposition « A l’Est. La guerre sans fin » (5 octobre 2018- 20 janvier 2019), il propose aussi de faire le point sur la publication de ces sources et sur leur médiation, dans le cadre de l’exposition, mais aussi à l’étranger, notamment dans les Etats d’Europe centrale nés de l’effondrement des empires centraux où ce patrimoine est porteur d’enjeux mémoriels.

Le colloque s'articulera autour de 5 grandes parties : 

I. Énigmes et disparitions : d’une guerre à l’autre, le sort des archives
II. La Conférence de la Paix : archives inédites, acteurs méconnus
III. Les traités de paix : de la signature à l’entrée en vigueur, les documents sources
IV. Les cartes
V. Communiquer, publier, exposer les archives

> Télécharger le programme complet (PDF)

Informations pratiques 

Mardi 4 décembre 2018 - Centre des Archives diplomatiques, Auditorium
3 rue Suzanne Masson
93120 La Courneuve

Mercredi 5 décembre 2018 - Musée de l’Armée , Auditorium Austerlitz
129, rue de Grenelle,
75007 Paris

Réservation obligatoire, dans la limite des places disponibles
Merci de préciser dans votre mail, la ou les journées auxquelles vous souhaitez assister (le 4 décembre, le 5 décembre ou les 2 journées) en écrivant à :
lecture.archives[at]diplomatie.gouv.fr et histoire[at]musee-armee.fr

Conditions d’entrée : Une pièce d’identité en cours de validité sera demandée pour l’accès au Centre des Archives diplomatiques et au Musée de l’Armée.